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Quelques Batailles entre 1550 et 1650



 
- Déploiements sur un champs de batailles entre 1550 et 1650

- Descriptions de quelques batailles historique entre 1550 et 1650

Note: Entre 1550 et 1650, les principaux conflit en Europe occidental on était: la guerre des Flandres, entre la monarchie espagnol et les revoltés des Provinces Unis (1568 - 1648), les guerres de religion en France (1562 - 1598), les guerres du Nord (Suédois/Polonais, Suédois/Danois etc), la guerre de trente ans (1618 - 1648) et sa suite, la guerre Franco - Espagnol (1635 - 1659) et enfin la guerre civile anglaise (1642 - 1646).

 

Les  principaux déploiements sur un champs de batailles entre 1550 et 1650


Le déploiement des Tercios vers 1570: Exemple pour une armée de 8000 fantassins et 2000 cavaliers:


L'infanterie est regroupée en 3 bloc massif  de piquiers avec des "mangas" d'arquebusiers ou mousquetaires. Généralement les espagnols envoie une avant garde d'arquebusiers et de  mousquetaires pour désorganiser l'ennemi. La  cavalerie est sur les ailes, mais peut être  intercalée entre les blocs de piquiers. Toutes l'armée est déployée sur une ligne.

Suivant la configuration du terrain, les trois tercios peuvent être deployés sur deux lignes.
 

 

Le déploiement Polonais 1550 - 1650: Exemple pour une armée de 800 fantassins (4 rota de 200 hommes) et 2 700 cavaliers (9 régiments de cavalerie).
 

Formation de bataille de l'armée polonaise. La cavalerie est regroupée en trois groupements déployés sur plusieurs lignes, typiquement 3 ou 4. L'infanterie est placée dans les intervales, le plus souvent avec l'artillerie..
 
 

 


Le déploiement hollandais 1600 - 1620: Exemple pour une armée de 10000 fantassins (12 régiments provisoires) et 2500 cavaliers (10 escadrons de cavaleries).

Dans le modèle hollandais, l'infanterie est organisé en 3 "brigades" (avant-garde, bataille et arrière garde) qui elles même sont déployées sur 3 lignes. Ainsi chaque on a un support horizontal et vertical. La cavalerie est sur les ailes et elle est déployée sur 3 lignes également. C'est un déploiement plus défensif, qu'offensif.



 
Le déploiement des armée Suédoises 1630 - 1632: Exemple pour une armée de 9 300 fantassins (15 escadrons d'infanterie + 4 détachements de mousquetaires) et de 4 500 cavaliers (14 escadrons).
Dans le modèle Suédois, l'infanterie est regroupé en brigades qui elles même sont déployées sur 2  lignes. Chaque ligne 
d'infanterie dispose d'une escadron de cavalerie de réserve. De même, les Suédois utilisé des cannons régimentaires de 3 livres pour renforcer la puissance de feux de leur infanterie. La cavalerie est sur les ailes, déployée sur 2 lignes. Généralement la 1º ligne de cavalerie est renforcé par des détachements de 50 à 200 mousquetaires. L'artillerie lourde (8 - 12 livres) est disposé en avant de l'armée.

Le déploiements des armée Impériales 1635 -1648: exemple pour une armée de 6 000 fantassins (6 bataillons d'infanterie) et de 3 000 cavaliers (10 escadrons).

Suite aux défaites de Brenteifeld et Lutzen, les catholiques allemands vont modifier la structure et le déploiement de leurs armées. Cette figure montre un déploiement possible de l'armée impériales de Wallenstein,. L'infanterie est organisés en bataillons de 900 à 1000 hommes qui sont déployés sur 3 lignes avec un escadron de cavalerie intercalé. Les reste de la cavalerie est sur les ailes et est déployée suivant une diagonale légèrement en retrait de la 1º ligne d'infanterie.

Le déploiement de l'Armée Française  1640 - 1650 (type Rocroi): exemple pour une armée de 7 000 fantassins (7 bataillons d'infanterie), de 3 000 cavaliers (12 escadrons) et de 800 dragons.

Dans ce modèle, l’infanterie est au centre et la cavalerie est sur les ailes. les bataillons et escadrons sont déployés sur deux lignes. Généralement les français gardaient en 3º ligne une réserve comprenant des unités d'infanterie et de cavalerie. De même, les français utilisaient, en avant garde des dragons (sur les ailes en avant de la cavalerie) pour harceler les troupes ennemis.


Descriptions de quelques batailles historique.


- La bataille de Jemmingen 1568
Suite à l'arrivé des Tercios en août 1567 à Bruxelles et la répression qui s'en suit, les révoltés protestants sous les ordres de Louis de Nassau, et de Guillaume d'Orange envahissent les Flandres en 1568. Ils recrutent deux armées en Allemagne pour chasser l'espagnol. La première armée (15 000 hommes), sous les ordres de Louis de Nassau se dirige vers la province des frises (nord des Pays-Bas), tandis que la deuxième armée de 30 000 hommes, sous les ordres du Duc d'Orange attaque plus au sud dans le Brabant. L'armée de campagne du Duc de Alba ne compte que 16 000 hommes et il décide en premiers de réduire la première armée rebelle se qui débouche sur l'affaire de Jemmingen. Cette bataille est beaucoup plus une escarmouche importante, qu'une bataille rangée, néanmoins elle montre une des facette de la terrible infanterie espagnol des Tercios. La suite de Jemmingen sera la neutralisation de l'armée du Duc d'Orange, par une série de marche, contre-marche et d'escarmouches. Incapable de payer ses troupes, l'armée rebelles se  dissoudra d'elle même.




- La bataille de Mook 1574
En 1574, provenant d’Allemagne, Louis de Nassau cherche à s’unir à Guillaume d’Orange  pour envahir la région du Brabant et ainsi distraire les troupes espagnoles qui assiégeaient la ville de Leyden en Hollande.
Le gouverneur espagnol  Luis de Requesens réunie en hâte une armée, sous les ordres de De Avila de plus de 6 000 hommes et marche sur les hollandais qui rebroussent chemin, aprés de dure escarmouches (les protestant perdront environ 600 hommes dans ces combats), avec les avant-gardes espagnols. Grâce à une marche rapide les espagnols coupent la retraite des hollandais, les obligeant à livrer bataille prés du bourg de Mook entre la Meuse et Aix la Chapelle. Cette victoire ne pourra pas être exploiter et par la suite, la rupture des digues autour de Leyden, obligera les espagnols à lever le sièges de la ville



- La bataille de Coutras 1587:
Les guerres de religions entre Huguenots ou Protestants et Catholiques en France (1562 - 1598) ont laissé une trace indélébile dans l'histoire de France. Militairement, la plupart des batailles sont, suivant Sir Oman des batailles de cavaleries. Aucun des deux camp, en particulier chez les Huguenots, ne disposent d'une bonne infanterie. La campagne de Coutras commence en 1586 lorsqu'une armée protestante venant d'Allemagne doit envahir la France de l'Est pour soutenir les troupes Huguenotes d'Henri de Navarre. Les Catholiques de la Ligue et les Royalistes se divisent les taches. les royalistes attaqueront dans le sud-ouest et les troupes de la Ligue  repousseront les Allemands. Les royalistes seront battus à Coutras, mais les Huguenots seront incapable de soutenir les Allemands qui battront en retraite démoralisés par les escarmouches des troupes de la Ligue.


- La 1º bataille des Dunes 1600:
En 1600, grâce à la supériorité de leur marine, les états de des province unis décident de débarquer une armée en Flandres, sous les ordres de Maurice de Nassau, pour
réduire les bases navales de Nieuport et Dunkerque et de soulever la population contre les espagnols. Maurice de Nassau engagera la principal armée de campagne hollandaise dans cette aventure. Cette bataille est une victoire tactiques des hollandais, qui ne pourrons rien faire contre Nieuport et Dunkerque et qui devront réembarquer un mois plus tard, devant la passivité des populations catholique.
Néanmoins, c’est la première fois que le modèle hollandais est testé sur un champ de bataille.



- La bataille de  Kircholm en 1605:
Au début du XVI siècle le royaume de Suède et la confédération Lituano - Polonaise sont engagés dans une guerre pour le contrôle des côtes baltes, c'est la 1 guerre Suédoise - Polonaise  (1601- 1610). Le 23/09/1605, le roi de Suède (Karl IX) décide de mettre le siége à la ville de Riga avec une armée de 14 000 hommes. Les Polonais réagissent rapidement et le 26/09/1605 une armée de 4 000 hommes campe non loin des positions Suédoise. Karl IX regroupe la majeur partie de ses troupes et marche sur les Polonais.
Cette bataille est intéressante car elle montre qu'une cavalerie bien entraînée et disciplinée pouvaient battre les carrés de piquiers et mousquetaires. La défaite Suédoise provoquera une profonde réforme de l'appareil militaire de ce pays par Gustave Adolphe.




- La bataille de la Montagne Blanche 1620
Vers 1618 la noblesse protestante de Bohème (défenestration de Prague) récusent la nomination de L’empereur Ferdinand II comme roi de Bohème et nomme à sa place l'électeur du Palatin Frédérique V.
C'est le début de la guerre de trente ans (1618 - 1648). L’Empereur du Saint Empire forme une coalition avec la ligue catholique (regroupement des princes catholique allemands menés par le Maximilien de Bavière) qui mènera plusieurs campagnes contre les protestants. En 1620, les armées impériales et celles de la ligue marchent sur Prague. Frédérique V organise une armée protestante pour leur barrer la route. Apres plus d'un mois de campagne, les deux armées, épuisées, se rencontrent au sud de Prague dans le massif de la Montagne Blanche.
Cette bataille sera décisive, car elle marquera la fin de l'indépendance des états de bohème et le
rétablissement du catholicisme.




- La bataille de Breitenfeld 1631
Depuis quelques année le roi de Suède Gustave Adolphe, surveillait la guerre en Allemagne. En 1630, grâce à l'arrivée de subsiste venant de France, le roi décide de débarquer une armée dans le nord de l'Allemagne (près de Stettin) et de devenir le champion de la cause protestante contre l'empereur. En 1631, après avoir préparé son armée, Gustave Adolphe marche vers le centre de l'Allemagne. Le sac (30 000 mort) de Madgebourg perpétrait par l'armée de la ligue catholique donne au Suédois de nouveau allié dont l'électeur de Saxe.  En septembre 1631, les Suédois et leur allié marchent vers le sud et rencontre l'armée de la ligue, commandé par le Conte de Tilly près de la ville de Leipzig à Breitenfeld.
La victoire Suédoise aura un retentissement extraordinaire aussi bien d'un point de vue militaire que politique. En 1632, les Suédois marcheront vers le sud de l'Allemagne pour détruire l'armée impériale de Wallenstein.




- La bataille de Nordlingen 1634
Suite à la mort du champion protestant, Gustave Adolphe, à la bataille de Lutzen en 1632, les deuxbranches de la dynastie des Habsbourg (à vienne et à Madrid) décident de libérer le sud de l'Allemagne des armées protestante. A cet fin, Madrid envoie une armée de 18 500 hommes, sous le commandement du Cardinal –Infante d’Espagne Ferdinand, en Bavière pour rejoindre celle de l'Empereur, commandé par Ferdinand roi de Hongrie . L'objectif de la campagne de 1634 est de  réoccuper  la région allemande de la Souabe. Après la conquête de la ville de Regensburg, les impériaux et les espagnols marchent pour assiéger Nordlingen. Les protestants décident d'agir pour éviter la chute de la ville et ils envoient la principale armée suédoise livrer bataille. La défaite de l’armée suédoise ouvrira tout le sud de l'Allemagne au catholiques et provoquera l'entre progressive de la France dans le guerre de trente ans au coté des protestants.




- La bataille d'EdgeHill 1642
Depuis quelques année les affaires n'allaient pas bien entre le parlement de Londres et le roi d'Angleterre Charles I. En voulant imposer sa volonté au parlement, le roi déclenché une révolte en 1642. Le roi décide alors de lever une armée et de marcher sur Londres. Les parlementaires lèvent également une armée, sous les ordres de Robert Devereux "Earl of Essex" pour bloquer l'avance des royaliste. La rencontre a lieu entre les villes de Warwick et Banbury. Cette bataille se termine par un résultat indécis, néanmoins le roi Charles I continue sa marche sur Londres,  ou il sera suivit par les parlementaires.
En  novembre 1642, les royalistes arrivent près de Londres pour découvrir l'armée parlementaire en face d'eux, Essex a gagné la "course" vers Londres. L'hiver arrivant, Charles devra battre en retraite, la guerre civile continuera jusqu'en 1646.



- La bataille de Rocroi 1643
Nous sommes en 1643, depuis 8 ans la France et l'Espagne sont en guerre. Pour une raison qui n'est pas très claire, le gouverneur militaire des Flandres Espagnol, Francisco de Melo, décide d'envahir le nord de la France et d'assiéger la forteresse de Rocroi. A ce moment la France est agité par des troubles politiques suite au décès de Richelieu (le 4/12/1642) et à la maladie du roi Louis XIII (le roi moura le14/05/1643). Néanmoins les français sont capable d'organiser une armée, sous les ordres du Duc d'Enghien, qui marche pour soutenir la place. Grâce à une marche rapide, les français forcent la bataille dans une plaine au sud de Rocroi.
La victoire sera pour le jeune général français, mais l’arrivée de troupes de renfort, les habiles manœuvres de De Melo et les troubles à Paris, empêcheront les français d'exploiter cette victoire. Il faudra attendre la victoire de Lens en 1648 et surtout la victoire de la 2º bataille des Dunes en  1658 pour achever la guerre par la paix des Pyrénées.