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y Organisation de l'Infanterie 1. Les Espagnols
2. Les Allemands
3. Les Hollandais
4. Les Suèdois
5. Les Français
6. Les Anglais
7. Les Polonais
y Armement de l'Infanterie et son Utilisation 1. le Piquier
2. L'arquebusier et le mousquetaire
y Déploiement tactique de l'infanterie 1. Le carré de terrain espagnol vers 1550 et vers 1620
2. Le regiment provisoire hollandais vers 1600 - 1630
3. L'escadron Suédois vers 1630
4. Le bataillons vers 1640 - 1650
1. Les Espagnols ==> le TercioAu XVI siecle , la monarchie espagnol dispose d'une des meilleurs armée d'europe. Elle peut compter en particuliers sur des unité permanente, les fameux Tercios d'infanterie (mon autre site).
Le Tercio est une structure administrative et tactique, qui se compose d'un etat major de 29 personnes et d'un certains nombres de compagnie de combat. Typiquement on a 8 ou 10 compagnies de piquiers et 2 compagnies d'arquebusiers. Chaque compagnies a 11 officiers (un capitaine et son page, un alférez, un sergent, une enseigne, trois musiciens, un fourrier, un chapelain et un barbier) et entre 239 et 289 soldats.
Les soldats étaient encadré par des sous-officiers, les "cabos" qui commandaient un groupe de 24 hommes. Théoriquement, un Tercio avaient donc plus de 3000 hommes (dont 23 à 45 % de tireurs).
Dans la pratiques, vers 1570, les 7510 hommes de l'armée des Flandres étaient répartis en 50 compagnies (1º Tercio 19 compagnie, 2º Tercio 11 compagnies, 3º et 4º Tercio 10 compagnies), soit en moyenne 150 hommes par compagnie. La repartitions donne: 6% d'officiers, 66% de piquiers, 20% d'arquebusiers et 8% de mousquetaires.
Vers 1600, les Tercios étaient le plus souvent réduit à 1500 hommes (60 % de tireurs, 30 % piquiers et 10 % d'hallebardiers ou d'officiers).L'ordonnance Royale de 1632, modifie l’organisation des compagnies des Tercios. Au lieu d’avoir deux types de compagnie, il n’en resta plus qu’une, comportant toutes les armes. Les Tercios de l’armée des Flandres et d'Italie sont composés de 15 compagnie de 200 hommes (11 officiers, 70 piquiers, 79 arquebusiers et 40 mousquetaires) et les Tercios de la péninsule ibérique sont composés de 12 compagnies de 250 hommes (11 officiers, 90 piquiers, 90 arquebusiers et 59 mousquetaires).
Dans la pratique les compagnies avaient le plus souvent 70 à 100 hommes et un Tercio avait 1200 à 1500 hommes. Ainsi lors de la bataille de Nordlingen en 1634, les 3250 espagnols sont regroupés en 43 compagnies, soit une moyenne de 75 hommes par compagnie.Dans l'armée espagnols, les sujets Italiens et wallons de la monarchie hispanique étaient organisé de la même façons que les espagnols en Tercio de 12 à 15 compagnies. Par contre les mercenaires allemands étaient organisé en régiments.
2. Les Allemands ==> les Lansquenets
Le Saint empire n'a pas d'armée permanente, il est divisé en 10 régions militaires qui doivent envoyer des troupes lorsque l'empereur le réclame. De ce fait une armée impériales est une armée envoyé par les princes de l'empire ou une armée de mercenaire payés par la diête.
Au cour du XVI siècle les mercenaires Allemands seront appelés Lansquenet (ou Landsknechts). Cette infanterie était organisés en régiments de 10 compagnies, chaque compagnies étant subdivisé en 40 sections de 6 à 10 hommes. Ainsi, sous Charles-Quint un régiments compte 4 000 hommes avec 10 à 12% de tireurs.
Par la suite, l'infanterie allemande s'organisera en régiments de 10 compagnies de 300 hommes. Ces régiments avaient un effectif théorique de 3000 hommes plus un état-major de 40 hommes. Les effectifs réels étaient probablement plus proche de 1500 à 2000 hommes.
En 1580, lors de l'Invasion du Portugal, le régiment Allemands au service de Philipe II d'Espagne comptait 3 500 hommes en 15 compagnies, soit une moyenne de 233 hommes par compagnie.
Lors de la bataille de la Montagne Blanche et après une dure campagne, les impériaux avaient 5 régiments d'infanterie allemande qui contenaient en tout 4700 hommes, réparties en 43 compagnies (3 à 10 compagnies 1 à 5 compagnie et le dernier à 8 compagnies). Nous avons ainsi une moyenne de 109 hommes par compagnie.Après la bataille de Breitenfield, Wallestein réorganise l'infanterie allemande qui se déploiera en unités tactiques de 900 à 1000 hommes. De même, la composition de la compagnie allemande sera modifiée, vers 1640, pour atteindre 11 officiers et 144 soldats (48 piquiers et 96 mousquetaires).
Lorsqu'ils sont formés par des soldats catholiques, ces régiments de mercenaires se battront principalement, pour le Saint Empire et pour l'Espagne. Lorsqu'ils sont formés par des soldats protestants, ils se battront pour les princes protestants, les hollandais, les Suédois, les français et les Danois.
Suite à la réorganisation de l’armée hollandaise par Maurice de Nassau à la fin du XVI siècle, l’infanterie hollandaise passe du modèle allemand (régiment de 3000 hommes) à un modèle plus souple. Le régiment hollandais comptait entre 10 et 20 compagnies. En 1595, chaque compagnie avait un état - major de 13 hommes (3 Officiers, 5 Sergents, 2 Tambours, 1 barbier, 1 Chapelain et 1 Fourier), 136 soldats (50 piquiers, 84 arquebusiers/mousquetaires) et 3 valets. Vers 1601, le nombres de soldats passa à 99 (30 piquiers et 69 mousquetaires).
En réalité, les compagnies avaient entre 80 et 100 hommes, avec une moyenne de 40% de piquiers. Ainsi lors de la 1º bataille des Dunes les trois régiments de l'avant-garde disposaient de 4000 fantassins répartis en 42 compagnies, soit 95 hommes par compagnies. Souvent la compagnie du colonel ou 1º compagnie avait entre 150 et 200 hommes et les autres moins de 100 hommes.
De même en 1610, lors de l'opération sur Julich le régiment de Frise du Conte Guillaume de Nassau avait 8 compagnies: La compagnie du Colonel de 200 hommes et 7 compagnies de 80 hommes, soit 760 hommes en tout.Chez les hollandais l'unité tactique de l'infanterie, est le régiment provisoire de 800 à 1000 hommes. Ce régiment provisoir est sub-divisé en "hopen" ou les hommes se regroupent suivant leurs armes, piquiers ou tireurs. Le régiment devient une unitée administrative.
Le roi de Suède Gustave-Adolphe réorganise l’armée du royaume au début du XVII siècle, en instaurant en particuliers la conscription. En 1634, les Suédois auront ainsi 12 régiments d'infanteries régionaux et 5 régiments de cavaleries.
Le régiment d’infanterie suédois compte 8 compagnie de 16 officiers/sous-officiers (1 capitaine, 1 lieutenant, 1 enseigne, 3 sergents, 1 porte drapeaux, 1 fourier, un clerc, 3 tambours et 4 valets) et de 126 soldats (54 piquiers et 72 mousquetaires) divisés en 6 sections. Au total nous avons environ un régiment de 1136 hommes, plus un état-major de 23- 24 hommes, soit 1160 hommes au total.
Pendant une campagne les compagnies sont organisées en ½ régiments ou "escadrons"de 4 compagnies ou plus totalisant 568 hommes (504 soldats et 64 officiers/sous-officiers). Ces ½ régiments avaient théoriquement 4 compagnies, dans la réalité les compagnies avaient moins de 100 hommes et on avait besoin, en moyenne, de 6 compagnies pour former cette unité. Ainsi en septembre 1631, avant la bataille de Breitenfeld, la revue de l'armée suédoise donne un ensemble de 27 régiments, soit 212 companies regroupant 18 346 hommes. On a ainsi une moyenne de 7,8 companies par régiments (certains régiments ont 4 compagnies d'autres 12) et de 87 hommes par compagnies. Cette même revue donne 3670 officiers / sous-officiers (20%), 4578 piquiers (25%) et 10 098 mousquetaires (55%).
Avec la fin des guerres civiles, Henri IV commence à réformer les forces armées du royaume en utilisant en particulier le modèle hollandais (beaucoup de nobles huguenot apprendront l’art de la guerre avec les hollandais). La réorganisation de l’armée continuera sous Richelieu, qui utilisera le modèle Suédois.
Vers 1602 Sully organise l’infanterie française en régiment permanent et en régiments provisoires levées en cas de guerre. Les régiments permanent regroupent les « vieux » régiments (Gardes Français, Champagne, Picardie, Piémont et Navarre) et les petits vieux régiments qui portent le non de leurs colonel. Les régiments sont organisés en 20 compagnies de 200 hommes puis 120 hommes, ce qui nous donne un effectif théorique de 4000 à 2400 soldats. On compte en générale 40 % de piquiers et 60 % de tireurs.
La maladie et les désertions vont réduire les effectifs des compagnies à 50 hommes environ, ce qui nous donne un régiments plus proche de 1000 hommes.En 1635 Richelieu réforme la composition des régiments qui regroupent généralement 20 compagnies. Vers 1635 une compagnie comporte un capitaine, un lieutenant, un enseigne, deux sergents, trois caporaux, cinq anspessades et 40 soldats, ce qui nous donne un total de 53 hommes par compagnie et 1060 hommes par régiment. On dénombrera à cette date 19 régiments d’infanterie permanents. En générale, on avait 40 % de piquiers et 60 % tireurs. A partir de 1653, une ordonnance royale indiquera que chaque compagnie ait 1/3 de piquiers et 2/3 de mousquetaires.
Dans le tableau suivant, suivant les chiffres donnés par Corvisiers, nous avons reporté l’évolution du nombres de soldats dans une compagnie de 1635 à 1660.
| Période | 1635-1637 | 1638-1644 | 1645-1654 | 1655-1659 |
| Effectifs Théoriques |
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| Effectifs Réels |
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| Ratio Réels/Théoriques |
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Les effectifs théorique oscillent entre 53 hommes en 1635, pour monter à 70 vers 1643, et pour redescendre à 33 soldats vers 1659. Les effectifs réels eux oscillent entre 41 hommes vers 1635-1637 (820 hommes par régiment), et 22 hommes vers 1645 –1659 (440 hommes par régiment).Suivant la revue de 1641, de l'armée de Chatillon, qui était deployée en Flandres, on a une moyenne de 500 hommes (20 compagnies) par régiments, le plus faible ayant 140 hommes (20 compagnies) et le plus fort 960 (26 compagnies).
6. Les AnglaisPendant la majeur partie de la période que nous étudions, les anglais n'avaient pas d'armée, ni de structure permanente. Néanmoins de très nombreux mercenaires anglais et écossais se sont engagés dans des armée étrangère en particulier chez les Hollandais et Suédois. En 1642 éclate la guerre civile en Angleterre, avec d'un cote les royaliste, qui soutiennent Charles I et les parlementaires.
Grâce au mercenaires qui sont rentrés au pays, les deux armées vont s'organiser plus ou moins de la même manières. Dans l' infanterie l'unité de base est le régiments de 10 compagnies, soit 1120 hommes. Chaque compagnie avait un état majors de 10 personnes (3 officiers, 2 sergents, 3 caporaux et 2 tambours) et 100 soldats (idéalement: 40 piquiers et 60 mousquetaires). Dans certains régiments (suivant le modéle hollandais), les trois premières compagnie avait plus de soldats, 200 pour la 1º compagnie (compagnie du Colonel), 160 pour la 2º compagnie et 140 pour la 3º.
Dans la réalité les effectifs ont beaucoup variés, ainsi au printemps 1644, 12 régiments de l'armée parlementaire avaient en moyenne 560 hommes, à la même époque12 régiments royaliste regroupaient 90 compagnie et 3150 hommes (35 hommes par compagnie).
L'armée Polonaise était principalement composée de cavalerie, néanmoins elle avait aussi des unités d'infanterie: la rota. les effectifs de cette unité pouvait variée entre 100 et 1000 hommes, mais généralement on avait 100 à 200 hommes. La rota était organisé sur 10 rangs: les hommes du 1 rang avaient une armure, une épée et un bouclier, les hommes des 2 , 3 et 10 rangs étaient armées de lance (2 - 3 mètres), les autres 6 rangs étaient armée d'armes à feux (arquebuses et mousquets).
En 1630 - 1633, le roi de Pologne réorganisa son infanterie en régiment de 4 à 8 compagnies, suivant le modèle allemands (1/3 de piquiers et 2*3 de mousquetaires).
1. Le Piquiers
Le piquiers constituer le cœur des Tercios en particulier au XVI siècle. Leur armement offensive était la pique ou l’hallebarde et l’armement défensif était constitue d’un casque et d’une armure (le corselet). L’épée et la dague étaient des armes pour le corps à corps ou la pique ne jouait aucun rôle.La pique
Armement principale des unité de piquier, la pique avaient une dimension de 4,5 à 6 mètres. Ainsi, les piques avaient officiellement une longueur de 5,2 chez les espagnol et de 5,3 mètres chez les suedois. En 1599 le maniement de la pique exigeait 15 mouvenments dans l'armée hollandaise.
L'hallebarde
C'est une arme d'hast de 2 mètre environ, avec un fer pointu d'un côté et une lame tranchante de l'autre. Du fait de sa taille, l'hallebarde est plus facile à manipuler que la pique de 5,2 mètre. progressivement l'hallebarde devient un signe de grade, c'etait en particulier l'arme des sergents.
L’Armement défensif
Pour se protéger le piquier disposait principalement d’une armure légère, le corselet qui couvrait la poitrine, les bras et d’un casque.
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<== :Equipement defensif d'un piquier au debut du XVII siecle. Cet
equipement comprend une armure pour le torse et le dos, des jambières,
un gorget et un casque. Par la suite les jambières et le gorget
disparurent.
Piquier du régiment des "Gardes Françaises", qui porte
le corselet mais sans le gorget. ==>
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Au cour du XVII siècle les piquiers eurent tendance à reduire leur armure au strict minimum, c'est à dire une pieces d'armure qui protege seulement le torse et le dos, et un casque. Enfin a la fin de la guerre de Trente-Ans il etait rare de voir des piquiers avec une armure complête.
L’épée et la dague
Une des armes standards pour le corps à corps était l’épée. Les meilleurs épées étaient fabriquées dans la ville de Tolède et elle mesurait 4,5 palma de mano, soit 95 cm de long. L’autre était la dague de 20 –30 cm.Basiquement les piquiers avaient trois type de positions:
La première correspondait à la marche, le piquier avaiet son arme sur l'épaule
La deuxième , est une position defensive qui permetait de resister à une charge de cavalerie.
La troisième position correspondait à l'attaque d'une formation de piquiers ennemi.
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| Les piquiers posaent une extremitée de leur armes à terre (bloquant avec le pied) et pointé la pique, à 45 vers les cavaliers, ou vers la poitrine des chevaux ennemis. En même temps le piquier utilisait son autres main pour degainer, en cas de besoin, son épée. |
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| Lors d'un face à face avec une formation ennemi, les piquiers devaient prendre le bout de la pique avec le bras gauche et avec le bras droit guider la pointe de leur pique droit devant sur le visage ou la poitrine de leur adversaire. On peut facilement imager qu'une rencontre entre deux formations de piquiers devait être très coûteuse en vie humaine, en particulier pour les trois premiers rangs. |
2. l'Arquebusier et le MousquetaireL'efficacités des tireurs étaient remarquable sur le champ de bataille même si les armes en elle même étaient d’une utilisation aléatoire.
L’arquebusier disposait comme arme offensive de son arquebuse, avec une baguette de bois et d’une épée. Son armement défensif était le casque (ou un chapeau), voire une peau de buffle pour couvrir le thorax. Le reste de son équipement se composait, d'un baufrier avec 12 récipients de poudre dosés (les 12 apôtres), d’un sac contenant des balles de plomb et des mèches et d’une réserve de poudre situé dans un autre contenant.
Le mousquetaire disposait pratiquement du même équipement que l’arquebusier, mais son arme offensive était le mousquet.
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Equipement des arquebusiers et mousquetaires: un baudrier avec 12 récipients de poudre dosés, une arquebuse à mèche ou un mousquet à mêche avec sa fourche et un casque. Le casque était souvent remplacé apr un chapeau. |
L’Arquebuse:
Arme d’épaule dont la mise à feu se faisant au moyen d’une mèche ou d’un rouet. Le mot arquebuse provient de l’allemand Hachenbusche. L’arme a une taille voisine de 0.8 – 1 mètre et elle pèse 10 livres (environ 7 kg). L’arquebuse avaient une portée maximale supérieure à 100 mètre, mais sa portée effective ne dépassait pas 15 – 25 mètres. Une étude effectuée en Autriche en 1988 a montré que l’arquebuse était inefficace au-delà de 25 – 30 mètres. Une limitation de l’arme était sa cadence 2-3 tir/min et le fait que après 4 tirs continue, le canon s’échauffait.Le mousquet :
C’est une arme d’épaule dont la mise à feu se faisait au moyen d’une mèche. Le mousquet est plus grand (entre 1,25 et 1,5 mètres) et plus lourd (environ 9-10 kg) que l’arquebuse, de ce fait les mousquetaires utiliser un pied, la fourquine, pour soutenir l’arme quand ils visaient et tiraient. De plus le chargement de l’arme comptait 43-44 mouvements (32 si on suit Maurice de Nassau) et sa cadence de tir était plus réduite, en moyenne 1 tir/min. L’avantage de l’arme était une balle plus lourde capable de transpercer toutes les cuirasses et une portée effective de 50-75 mètres et une portée maximale de 300 mètres.
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| File de 8 mousquetaires au XVII siècles. Dans le feux par rang en marche, le 1º rang tire et se deplace vers la droite pour recharger et laisser passer les rangs qui le suivent, ensuite le 2º rang fait feux puis laisse la place au 3º et ainsi de suite.Ainsi la formation de mousquetaires tire et marche sur l'ennemi en même temps. |
Pendant la majeur partie du XVII siècle les armuriers vont alléger le mousquet et essayer de remplacer la mèche par un autre système. Vers 1630 on aura le rouet, la mise à feu se faisant par l'intermédiaire d'une roue en acier, qui par frottement produit une étincelle, qui va enflammer la poudre. Par la suite on aura le mousquet à silex ou fusil à pierre.Discussion sur les formes de tire:
Le feu par rangs et le feu par file sont deux tactiques de feux dont la paternitée est attribuée à Maurice de Nassau, même si ses adversaires, les espagnols devaient également l'utilisées.
| Dans le tir ou Feu par file, la file désignée (en rouge)
avance mèche allumée pour dépasser le front de la
compagnie, s'aligne face à l'ennemi, tire et revient à sa
place par un mouvement inverse pour recharger. Pendant ce temps una autre
file (en orange) se prépare à faire mouvement
Dans le tir en "rang", le premier rang (en rouge) tire, puis passe derrière par un mouvement de contournement. Le deuxième rang (orange) fait un mouvement vers l'avant pour ce positionner, les autres rangs suivent le mouvement vers l'avant. C'est la Contre-marche. |
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Cette formation permet de maintenir un feux constant de 40 balles/minutes (si on tient compte que la manoeuvre prends 15 secondes). Cette tactique, effectuée par une unité bien entrainée, peut être devastateur. Ainsi si on tient compte qu'entre 50 et 100 mètre 40% des balles font mouches, en 5 minutes la formations ennemis perdrait au maximum 80 hommes. dans la realité il faut penser qu'un même homme peut être touché plusieurs fois et que le mousquet ne marche pas à tout les coup.Le feu par salve ou volée: Les troupes suédoise experimentées ont utilisé beaucoup cette tactique de tire.
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Pour tirer un volée, le premier rang mettaient un genou à terre et le 3º rangs se decalait sur la droite. Ainsi une formation de 60 mousquetaires pouvait tirer 1 volée de 60 balles ou deux volées de 30 balles. |
La tactique de l'infanterie suedoise consistait à tirer une ou deux volées sur la formation ennemi puis ensuite à l'attaquer à l'arme blanche (épée et pique).
Une tactique particulière permis aux espagnols de résister aux volées de l'infanterie suédoise. Afin de réduire les pertes, les officiers espagnols obligeaient leurs hommes à mettre un genou à terre lorsque les suédois tiraient leurs volées.
1. L'escadron Cuadro de Terreno (carré de terrain) des Tercios de l'infanterie espagnolComme nous l'avons vu plus haut le Tercio est une unité administrative mais aussi tactique. Sur un champ de bataille de la deuxième moitie du XVI siecle, le Tercio de 3000 hommes deployait en escadron.
Basiquement, cet escadron regroupait les piquiers au centre et les tireurs sur les ailes. Grâce à cette disposition les tireurs pouvaient harcelaient l’infanterie ennemie et les piquiers formaient une forteresse ou les arquebusiers se réfugiaient des charges de la cavalerie ennemie. On estimait que chaque homme était au centre d'un carré de 0,32 m x 0,32 m:
- Chaque piquier avait ses voisin à 0,64 m, sur les cotés et 1,92 m devant et derrière.
- Les tireurs on avait respectivement 0,96 m et 1,92 m.
De ce fait les piquiers de cet escadronsont déployés sur un front de 56 m avec une profondeur de 54,1 m + 4,8 m pour les étendards. Les étendards des compagnies étaient placés au centre du carré sur une même ligne qui occupait 2 rangs. Les deux garnisons d'arquebusiers étaient déployées, en générale, sur un front de 5 hommes
| Schéma tactique d'un escadron d'un Tercio de 3000 hommes Les piquiers sont au centre avec les deux garnisons d'arquebusiers. Les arquebusiers sont déployés dans 4 mangas de 240 soldats qui peuvent combattre de forme indépendante. Les Mousquetaires n'avaient pas de place prés-définie, mais comme dans ce cas ils pouvaient soutenir les arquebusiers. | ![]() |
Les arquebusiers étaient regroupés généralement en quatre blocs ou "Mangas" de 150 à 300 hommes, qui étaient situés au quatres coins du carré de terrain. Enfin les mousquetaires devaient renforcés les mangas d'arquebusiers ou formaient eux-même des mangas indépendantes. Les mangas d'arquebusiers étaient beaucoup plus mobiles que les piquiers et les officiers espagnols utilisaient abondament cette caractéristique. Alors que les garnisons d'arquebusiers restaient avec les piquiers, les mangas étaient le plus souvent détachées du gros des troupes pour combattre en avant-garde ou sur les flancs à la façons de l'infanterie légére du XVIII - XIX siècles. De nombreuses batailles (cf. Jemmingen) montrent que la décision fut obtenue par ces avant-gardes d'arquebusiers, bien avant l'arrivée des escadrons de piquiers.Bien que nous manquions de détails pour savoir qu'elle était la tactique de feux des arquebusiers, il est probable qu'ils tiraient en rang en marche (la contre-marche) et que les mangas étaient déployées sur 10-20 rangs. Par contre lorqu'ils etaient en avant-garde les arquebusiers étaient deployés sur 3 rangs. La precisions du tir était plus important que sa densité.
Chez les piquiers, les hallebardiers étaient plus mobile que les hommes armée de la pique et ils étaient souvent associer aux mangas pour soutenir les tireurs contre la cavalerie quand ceux-ci était loin de l’escadron. Lors des charges de cavalerie, pour éliminer ces avant-gardes, les hallebardiers formaient un cercle ou venait se réfugiés les tireurs.par la suite l'escadron de 3000 hommes a fait place a un escadron de 1200 à 1500 hommes, dont prés de 60 - 70% des hommes étaients des arquebusiers ou des mousquetaires. Souvent le bloc de piquiers n'avait pas plus de 500 hommes.
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Le Tercio représenté est du type "El prolongado de gran frente" et il comporte 4 mangas de 200 mousquetaires / arquebusiers, deux garnisons de 60 arquebusiers et 1 bloc de 540 piquiers sur 10 rangs plus 2 rangs pour les étendards (avec 20 piquiers). En tout nous avons 1500 hommes. |
La supériorité du Tercio résidait sur une combinaison des différentes armes mais plus sûrement sur une discipline de fer et sa capacité à constituer des groupes de combat, comme les mangas (avec ou sans piquiers/hallebardiers), très mobiles pour l'époque.2. Le regiment provisoire hollandais vers 1600 - 1630
Suite au reformes de Maurice de Nassau, l'armée hollandaise se reorganise completement. Le regiment devient une unité administrative et tactiquement, les compagnies sont organisés en régiments provisoires de 800 à 1000 hommes. Ces regiments sont subdivisés en 4 sous unités ou "Hopen" en flamand de piquiers ou de tireurs. En générale, un escadron ou division est formé 1 hopen de piquiers à l'avant et 1 hopen de tireurs derrières les piquiers.
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Disposition tactique d'un régiment provisoire Hollandais de
850 hommes 8avec les officiers), subdivisé en deux division ou escadron.
Déploiement en losange d'une "brigade" hollandaise formé par 4 régiments provisoire. |
Généralement l'infanterie hollandaise était déployée en trois "brigades" de 4 régiments provisoire dénommé: avant garde, bataille et arrière garde, qui sont deployées en losange. Le reste des mousquetaires devait garder les bagages ou des positions particulières. Dans le système hollandais le déploiement des brigades permettait d'avoir 3 lignes de régiments provisoire qui pouvaient se soutenir horizontalement et verticalement.Lors de la 1º bataille des dunes, Maurice de Nassau formera ces 9 000 fantassins en 18 escadrons (9 régiments provisoires), qui sont organisés sur 10 rangs.
Gustave - Adolphe va synthétiser les développements tactiques du modèle hollandais et des expériences des protestants allemands. L'escadron suédois est normalement composé de 4 compagnies d'infanterie et est semblable à l'escadron hollandais, suaf que les files compteaient 6 hommes. L'innovation des suédois est la création de brigades de 3 ou 4 escadrons qui sont déployés en formes de T.
| L'escadron suedois comportait:
- 216 piquiers qui étaient repartie en 36 files (en jaune) - un bloc de 192 mousquetaires qui étaient repartie en 32 files (en bleu) - une réserve de 96 mousquetaires (en vert) Avec les 64 officiers et sous-officiers on arrive à un chiffre théorique de 568 hommes La réserve de mousquetaires étaient souvent employées en appui pour la cavlerie. |
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Cette brigade eut un durée de vis relativement courte (1626 - 1634) car elle exigeait une discipline et beaucoup d'entraînement de la part des officiers et des sous-officiers. Après 1634, la brigade suédoise est abandonnée et le déploiement classique sera un bataillon de 500 - 600 hommes avec les piquiers au centre et les mousquetaires sur les ailes.
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Brigade suédoise à 3 escadrons: Cette formation, de 1700
hommes, est en T avec un escadron en avant-garde et les deux autres en
appuis. Une brigade de ce type contenait 648 piquiers, 576 mousquetaires,
192 officiers / sous-officiers et 3 détachements de mousquetaires
en réserve. Ces détachements pouvaient être avec la
brigade d'infanterie, avec la cavalerie ou l'artillerie.
Dans la brigade à 4 escadrons, le 4 escadron est placé en réserve |
Une revue de l'armée suédoise en 1631 donne une moyenne de 2176 hommes par brigade, la plus faible ayant 1750 hommes et la plus forte 2986 hommes.
4. Le bataillons vers 1640 - 1650
L'expérience de la guerre hispano - hollandaise et de la guerre de trente ans, donne le bataillon comme formation tactique. Ce bataillon avaient généralement entre 600 et 1000 hommes et il était composé par un nombre variables de compagnies ou de régiments. Entre 1640 et 1650, et au delà, on placeait le bloc de piquier est au centre et les mousquetaires sont sur les ailes.
| Bataillon 800 hommes (80 officiers et 720 soldats) qui sont deployés sur 8 rangs, vers 1643. | ![]() |
Vers 1640, la proportion était de 1 piquiers pour 2 mousquetaires. Le nombres de rangs étaient variables, ainsi les français placeaient leurs hommes sur 8 rangs, les suédois sur 6, les hollandais sur 8 ou 10 rangs, les impériaux sur 6 ou 8 rangs et les espagnols sur 6 ou 10 rangs.
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